Chapitre 1
Autour de moi, la foule hurle, les fans sont en délire et plus d'une groupie hystérique me jette des regards mauvais. Ici, tous les déchets qui n'ont pas pu acheter de places de concert et qui attendent avec regret devant leur hôtel que les rock stars daignent revenir du concert. Je suis plaquée contre un garde du corps qui nous regarde avec mépris et suffisance. Pour cet homme au Q.I. de mouche unijambiste, nous ne sommes qu'une bande de de filles démentes et désespérées. Mais je crois surtout que ces hommes nous méprisent car nous ne nous intéressons pas à eux, trop éprises de leurs protégés : les Tokio Hotel. L'espace d'un instant, je me demande ce que je fais ici, au milieu de toutes ces filles plus laides les unes que les autres. Qu'ai en commun si ce n'est cet passion avec ces filles ? Rien. Absolument rien. Une voix me crie au fond de moi que je vaux mieux que ça. Mieux que d'attendre sous la pluie plaquée contre un tas de muscle transpirant et répugnant juste pour entre apercevoir un groupe que je n'entendrais même pas jouer. Mais pourtant, je suis là. Alors pour le moment, je ne vaux pas mieux que toutes ces filles qui me bavent littéralement dessus.
Enfin, une voiture noire tourne au coin de la rue et avance lentement vers nous. Trop lentement à mon goût. La foule s'élève à nouveau. L'adrénaline monte de plus en plus sous forme d'une odeur suave et entraînante. Je sens mon coeur battre douloureusement dans ma poitrine alors qu'on me compresse de plus en plus. Le garde du corps avance vers moi et un chemin se forme peu à peu alors que mes tympans vrillent de hurlements. Je me tais. Endure. Et une première tête sort de la voiture : c'est Gustav. Il court vers la foule, à peine impressionné et signe quelques autographes sur les papiers que lui tendent les fans tout en lui hurlant des mots qu'il ne comprend sans doute pas. Non. Car nous sommes en France. Et lui est Allemand.
Une deuxième tête sort de la voiture. Une tête aux longs cheveux noirs pointés vers le ciel. Bill. Il est encore en sueur. Bien qu'il fasse nuit depuis un moment en ce soir de novembre, il porte sur son nez des lunettes noires. A sa vue, la foule se déchaîne. Dans un immense cri, je glisse le long du garde, plus compressée que jamais et me retrouve contre son bras. Je tombe en face de Tom qui est discrètement sortit de la voiture, lui aussi. Mon visage, crispé par la douleur se détend dans un sourire qu'il me rend. Il me tend son marker comme pour proposer un autographe mais je lui fait signe que je n'ai rien sur quoi il puisse écrire. Une seconde, il semble réfléchir tout en me fixant. Il crie alors quelque chose que je n'entend pas au garde du corps contre lequel je m'appuie et saisit mon poignet. Me tire de toute ses forces. Je suis perdue. Je ne comprend pas. Et tout d'un coup, je sens comme un mur qui se referme derrière moi alors que je m'extrais des sables mouvants. Je met un temps infini à comprendre que je ne suis plus dans la foule, parmi les fans. Je suis maintenant sur le chemin qui même au grand bâtiment qu'est l'hôtel et Tom m'attire vers celui ci. Je réalise mal. Mal qu'il m'ai choisit dans la foule. Evidement, je sais ce qu'il attend de moi, malgré mes 15 ans. Mais la vie n'est pas un conte de fée. Et c'est toujours mieux que rien. Alors je franchis les portes de l'hôtel à sa suite. Comme en écho, j'entend les cris désespérés de toutes ces filles qui m'insultent. Qui hurlent à Tom de revenir les prendre, mais rien n'y fait. Je suis maintenant dans le hall du grand hôtel et le contraste sonore est impressionnant. Je balaye l'endroit d'un regard. Je crois n'avoir jamais vu un endroit aussi grand et rayonnant de luxe. Tout est beau et ordonné. Tout brille, tout est propre, tout crie l'argent. J'admire pour ne pas regarder le groupe qui est maintenant à portée de main et qui semble m'ignorer. Tom semble relâcher la pression sur mon poignet qu'il avait gardé serré dans sa main depuis dehors. Je frissonne. Je tremble même. Je ne réalise pas assez bien l'ampleur de la chose. Tout me dépasse. Je n'aurais jamais imaginé. Bill semble me lancer un regard empreint de dégoût. Je baisse les yeux. J'ai déjà honte de ce que je m'apprête à faire. C'est étrange, comme sentiment. Se dire qu'un million de filles à ma place n'auraient pas hésité et que j'ai une chance inouïe, et pourtant se dire qu'un autre million de personne aurait terriblement honte à ma place. Mais moi, dans tous ces millions, je ne sais pas ce que je veux. De toute façon, je n'ai plus vraiment le choix, je l'ai suivis. Pour ne pas mentir à moi même où aux autres, je vais concéder que je n'aime pas que la musique dans ce groupe. Bien sur que la principale raison est là, mais je ne peux dire que le physique des interprète me dégoûte. Bien hypocrite serait celle qui le dit, d'ailleurs. Alors je tente de me convaincre que j'ai fais et que je fais le bon choix. Toujours incertaine.
Tom se tourne enfin vers moi après avoir récupéré le pass de sa chambre et m'attire vers lui. Je ne résiste pas. Ce soir, je ne suis qu'un objet. Et je profite de l'instant présent. Ces mots tournent en boucle dans ma tête. Il esquisse un sourire que je lui rend alors que sa main descend dans mon dos. Je laisse aller mon corps contre son torse. Ce soir, je suis consentante, cette fois...
J'entend l'ascenseur récupérer les autres membres du groupe et Tom m'y attire ensuite. Notre contact n'aura duré que quelques secondes mais je ne regrette pas. Pas encore sans doute. Je suis calme malgré le combat intérieur que je mène pour garder les images au fond. Ce soir n'a rien en commun avec la dernière fois. Ce soir je veux bien. Ces mots résonnent, eux aussi dans mon esprit. D'ores et déjà, mon amant me plaque contre le mur du l'ascenseur et applique avec empressement ses lèvres sur les miennes. Il m'embrasse comme s'il avait passé des années à me désirer. Toute l'illusion est là. Je lui rend son baiser comme avec un sourire. Et m'écarte de ses lèvres. Toujours pas de regrets. Toujours pas d'images qui me remontent. Sa main glisse le long de ma cuisse. Je regarde par dessus son épaule un instant. Bill regarde ailleurs. Georg et Gustav aussi. Ils sont habitués sans doute. Ma fierté aussi en prend un coup. Faire partie du tableau de chasse. Pas vraiment glorieux.
Avec un bruit significatif, l'ascenseur arrive enfin au 5ème étage. Je glisse deux doigts entre la ceinture de Tom et son jean et l'attire vers la chambre qui lui est attribué. Lui me suit docilement. Il glisse le pass dans le boîtier prévu à cet effet et, à l'instant même ou la porte se claque, se jette dans mon cou. L'embrasse fiévreusement. Je me cambre et lance un regard vide vers le plafond. Je me sens décalée, distante. Le plaisir que ses baisers et ses caresses me procurent afflue dans mes veines mais je ne le vis pas pleinement. Pas encore.
Alors qu'il mort le lobe de mon oreille, je le pousse de plus en plus vers le fauteuil qui est le premier meuble que j'aperçois. Lui semble en décider autrement. Ses deux mains passent sous mes cuisses alors qu'il me soulève de terre. Me porte jusqu'à une table. D'un geste il balaye tous les objet qui reposent dessus les laissant se fracasser au sol avec insouciance. Et me voici assise, sur la table, en face de lui qui tente maintenant de m'enlever mon haut. Je lève gracieusement les bras lui dévoilant mon ventre puis ma poitrine emprisonnée dans mon soutien gorge. Il semble perdre littéralement tout contrôle à la vue de mon corps à présent presque nu. La ceinture de mon jean est défaite et ce n'est qu'un question de seconde avant qu'elle ne soit plus. Quand à lui, il retire précipitamment son large T shirt et laisse aller ses lèvres sur mon ventre. Le moment n'est que pure action. Mon esprit bloque les pensées qui se pressent contre cette barrière. Il ne faut pas que je réfléchisse. Je me laisse aller contre la table de marbre et m'allonge en frissonnant à ce contact glacé. Ses mains à lui sont partout à la fois me laissant sur la peau des marques frissonnantes. Je n'ai pas encore défini si ces marques sont agréables ou non. Je tente avec mes mains d'atteindre son corps mais il ne m'en laisse pas le temps. je lui livre mon corps si bien que je ne dois pas bouger. Le laisser faire. Si c'est ce qu'il veux...
Et soudain, un bruit se fait entendre. Un bruit qui me ramène peu à peu à la réalité et brise du même coup la barrière qui empêchait les pensées affluer vers mon esprit. Ce bruit, c'est un bruit mat : celui d'une main qui frappe contre une porte en bois. Je me laisse couler de la table alors que Tom reprend lui aussi ses esprits. Je marche vers la porte, dénudée et vais ouvrir sans prendre la peine de me rhabiller. Avec assurance, je l'ouvre. C'est Bill. Il tombe en arrêt quelques secondes sur ma poitrine à peine cachée par mon soutien gorge et sur mon ventre nu, puis d'un air plus méprisant encore, il relève la tête et fixe Tom.
-On a une urgence...
Edit.
Tout d'abbord, J'ai effacé tous mes chapitres parce que l'histoire ne me plaisait pas. Pas dans mon univers. Cette idée, je l'ai eu dans la voiture, en écoutant le groupe Paramore. Je n'ai pas fait de présentation des personnages, ni de moi même (qui ca interesse ?). Contrairement aux aparences de mon premier chapitre, cette histoire n'a rien d'un fantasme personnel. J'ai dépassé ce stade, je pense. Mes personnages ne vont en aucun cas vivre des vies de rêve et de luxe sans évènements notoires. On pourrait plutôt parler du contraire et je conseille aux lecteurs de lire ma première fiction : Life And Rock. Elle vous aidera à comprendre mon etat d'esprit. Sinon, je préfère le dire dès maintenant, je ne préviendrais personne de suites éventuelles sauf en rares cas. Je ne donne pas mon msn. Je n'accepte pas les critiques, car la plupart viennent de débutants à l'orthographe de bac à sable, et je suis très critique envers les autres autant qu'envers moi même. Je crois que c'est tout pour le récapitulatif. Bonne lecture ^^.Je vous déconseille de faire de la pub ici
Pour vous plus que pour moi
Car comme je l'ai dit précédement, je suis très critique et comme la plupart des fiction qui font de la pub écrivent en langage texto avec une sintaxe douteuse, je risque d'être assez méchante, faute d'autre mots. C'est agacant de chercher une véritable histoire et de ne tomber que sur ces histoires. Mais prenez le risque si bon vous semble, je passerais sans doute voir...
Pour vous plus que pour moi
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